Menu Content/Inhalt
Accueil / News arrow Historique
Historique du skateboard et de la fédération

L'ancêtre du skateboard, appelé "roll-surf" a été imaginé par les surfers californiens, et fut importé en France dans les années 60. C'est à l'apparition des roues en polyuréthane, en 1975, que le skateboard connaît une évolution fulgurante. En 1977-1978, le skateboard est reconnu par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, et se structure auprès de la Fédération Française de Surf qui compte alors 10 000 nouveaux membres. Tandis qu'apparaissent les premières pistes, la discipline submerge la France.

Pourquoi une fédération de skateboard ?

- le système français veut que pour développer un sport, l’Etat donne délégation à une fédération. Ne pas y adhérer équivaut à refuser les moyens financiers mis à disposition pour le développement du sport en question. Il est important de noter que ces moyens financiers sont la manne des différents impôts et taxes que tout un chacun paye (TVA, impôt sur le revenu, taxe professionnelle, etc.). Pour schématiser, on peut dire que l’argent donné à une fédération est notre argent refuser la fédération, c’est s’interdire de profiter d’un bien qui nous appartient.

- Le marché n’a pas pour but et objectif le développement d’un sport, mais tout d’abord de vendre. Même si dans le cas du skateboard, la plupart des acteurs du marché ont la volonté de voir ce sport grandir, cela n’empêche pas qu’un acteur économique qui s’avancerait trop dans la voie du développement rendrait son business peu rentable. Il y a donc une contradiction entre vendre et développer, ou du moins, s’il n’y a pas contradiction, l’équilibre à tenir pour que l’un et l’autre ne se nuisent pas, est très précaire.

- Le milieu associatif est une forme juridique au champ d’application extrêmement vaste. Tellement vaste qu’il regroupe toutes sortes de dynamismes et intentions, des plus louables aux plus réducteurs.

Une fédération qui reçoit délégation de l’Etat permet à une association de dépasser le statut de simple association, pour accéder au statut de «club sportif».

1) Cette distinction de statut n’est pas sans conséquence, car d’une part, elle donne une crédibilité à l’association et à l’activité puisque qu’elle représente l’Etat dans la spécialité en question.

2) D’autre part, du fait qu’elle est délégataire de l’Etat, l’association peut prétendre à des financements publics (les subventions).

- Le système éducatif français est nationalisé: du maître d’école, au prof de fac, en passant par l’éducateur social, l’entraîneur sportif et le prof de piano. Sans une fédération qui détermine le niveau de compétence, aucune activité pédagogique avec des mineurs, quelle qu’elle soit, n’est possible. Là encore, une fédération est ce qui donne la crédibilité nécessaire auprès des parents et des assurances. Les risques encourus pour le non respect de cette obligation d’être breveté d’Etat dés lors que l’on s’adresse à des mineurs (la chose est valable dans une moindre mesure avec des majeurs aussi), peuvent aller jusqu’à la prison, ou à un endettement à vie (les exemples ne manquent pas!).

Donc, sans fédération le skateboard ne peut être enseigné!!!

- Les équipements et infrastructures sont à 99% financés par des fonds publics: il faut à ces institutions des conseils (normes) sur ce qu’est un skatepark sécuritaire et «skatable», car dans le cas contraire, elle n’ont comme seuls avis et connaissances, que ce que leur disent les constructeurs… discours d’abord mercantile.

Pourquoi la discipline skateboard est-elle sous l’égide du roller? cela va-t-il changer?Quoiqu’en pense les puristes, ces sports sont cousins:

- sports urbains à roulettes: utilisation ludique du milieu urbain sur un engin roulant sans moteur

- publics relativement proches (ados et jeunes adultes)

- mode de vie, mode musicale, mode vestimentaire

- sports non traditionnels, courants émergeant, connotant une volonté de liberté que les stades et autres enceintes sportives ne représentent pas

Volonté politique de regrouper les sports entre eux:

Les années 80 ont vu, avec l’expansion des loisirs, le nombre des fédérations se multiplier. Mais pour l’Etat qui finance, cette démultiplication veut dire donner de l’argent plusieurs fois pour la même chose. Une rationalisation des financements publics passe par la centralisation des données et un nombre restreint d’interlocuteurs.

Le skateboard n’échappe pas à cette règle: les sports automobiles se sont réunis, les sports aquatiques de même, les arts martiaux excepté le judo ont fait de même … la liste de ces regroupements de sports est encore longue, et ce processus n’est pas fini.

Donc vouloir une fédération de skateboard exclusivement va à l’encontre de la volonté des politiques (de tous bords). D’autre part, si l’on suit la logique «puriste», il faudrait une fédé de skateboard street, une fédé de skateboard rampe, une autre de longboard, etc…

La logique du regroupement se fonde sur ce que l’on pourrait appeler le sens commun: réunissons les sports qui se pratiquent sur les mêmes lieux, sur les mêmes infrastructures (circuit voiture, dojo, montagne, mer, skatepark …).

Le skateboard n’a pas d’histoire fédérale:

- la fédération de surf a reçu délégation de l’Etat en 1974: on peut dire que c’est déjà beaucoup, mais c’est très peu comparé aux autres fédérations

- il n’y a pas eu de continuité dans la gestion et le développement de ce sport, ce qui fait que chaque génération a eu à recommencer le travail

- dans le milieu du skateboard, très peu de personnes ont prouvé leurs compétences à gérer des milliers de licences, à tenir un discours recevable par les institutions sportives.

La FFRS (création 1908!!!) met à la disposition du skate un système rôdé elle a des cadres habitués à traiter avec des ministères, et a une parfaite connaissance des circuits de financements, de la législation sur le sport et sur les associations. Car quoi qu’en dise les «puristes» (excusez cette répétition!), gérer et développer le skateboard ne diffère pas des autres sports quant aux tâches à accomplir. Il n’est pas besoin d’être skateur pour chercher des financements publics et privés, pour enregistrer des factures, pour planifier des actions ou réserver des hôtels, pour tenir à jour des listings, communiquer et promouvoir.

Il faut juste savoir gérer, et avoir de la conviction.

 

Les avancées depuis 1998 :

> remise en place d'un championnat national (minimum 8 étapes par saison, avec primes athlètes)
> homologation du brevet d'Etat et du BIF par le Ministère Jeunesse et Sports
> règlement sportif complet : 6 spécialités street, ramp, miniramp, bowl, descente, slalom
> document pédagogique : 117 pages, de l'initiation au haut niveau, illustré de séquences
> document pédagogique : " l'initiation au skateboard "
> document conseil infrastructures : " recommandations fédérales "
> contenu de formation de juge
> cahiers des charges : épreuves nationales officielles, formation juges, formation au brevet d'Etat et au BIF

Dernière mise à jour : ( 10-02-2006 )